Benvenue sur le site Napoléon Bonaparte Ier

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18 mai 2019

18 mai 1804: La proclamation de l'Empire.

Le 18 mai 1804, un sénatus-consulte confie le gouvernement de la République au Premier Consul, Napoléon Bonaparte, avec le titre d'Empereur des Français. 

2 décembre 2018

02 décembre 1804: Couronnement de Napoléon Ier

Le sacre de Napoléon Ier est la cérémonie d’intronisation et de couronnement qui suivit la proclamation de Napoléon Bonaparte comme empereur des Français sous le titre de Napoléon Ier du 18 mai 1804.

4 octobre 2017

Vie de Napoléon - Campagnes de la péninsule Ibérique et d’Autriche

Campagnes de la péninsule Ibérique et d’Autriche

Guerre d'Espagne

En réponse à l’attitude britannique vis-à-vis des navires de commerce français, Napoléon tente d’imposer le blocus continental, qui vise à asphyxier l’industrie et le commerce britanniques, par le décret de Berlin du 21 novembre 1806. Le Portugal, vieil allié des Britanniques depuis le traité de Methuen (1703), est resté neutre depuis la rupture de la Paix d'Amiens. Au travers de pressions diplomatiques, d'alliance resserée avec l'Espagne voisine, et de concentration de troupes sur les Pyrénées durant l'été 1807, Napoléon menace le Portugal d'invasion s'il n'applique pas le Blocus continental. 

Vie de Napoléon - Napoléon, souverain du « Grand Empire »

Quelques mois après la paix de Schönbrunn, le 2 avril 1810, Napoléon épouse l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche, fille aînée de son dernier ennemi. Le 20 mars 1811, elle lui donne un fils et cet enfant est baptisé « Napoléon François Charles Joseph » et on lui donne le titre de roi de Rome.

Vie de Napoléon - Campagne d’Égypte et le retour à Paris, situation de la France

Campagne d’Égypte

À son retour d’Italie, en décembre 1797, Bonaparte est accueilli comme un héros par le Directoire qui organise une cérémonie officielle pour célébrer la paix de Campo-Formio. Sa popularité auprès des Français est de plus en plus importante et le 25 décembre 1797, il est élu membre de l'Institut dans la section des arts mécaniques de la classe des sciences physiques et mathématiques.

4 septembre 2016

Vie de Napoléon - La campagne d' Italie

Officier d’artillerie de formation, il innove vers cette époque dans l’utilisation de l’artillerie (canon de Gribeauval) comme force mobile d’appui des attaques d’infanterie.

18 août 2016

Vie de Napoléon - Premieres armes et le 13 véndemiaire an IV


Lorsque la Révolution éclate en 1789, le lieutenant Bonaparte a 19 ans. Il est présent depuis le 15 juin 1788 au régiment de La Fère, alors à l'école royale d'artillerie à Auxonne dirigée par le maréchal de camp-baron Jean-Pierre du Teil. Ce dernier lui confie la répression de la première émeute locale qui éclate le 19 juillet 1789.

14 avril 2016

Vie de Napoléon - Les Cent Jours

En France, Louis XVIII écarte « Napoléon II » et prend le pouvoir. Napoléon s’inquiète du sort de sa femme et surtout de son fils qui est aux mains des Autrichiens. Le gouvernement royaliste refuse bientôt de lui verser la pension promise et des rumeurs circulent quant à sa déportation vers une petite île de l’océan Atlantique sud. Napoléon décide donc de retourner sur le continent pour reprendre le pouvoir.

14 mai 2015

Vie de Napoléon - Empire

Symboles impériaux

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Le sacre impérial, événement unique dans l’Histoire de France représenté sur le tableau de Jacques-Louis David, Le Sacre de Napoléon, est lourdement chargé en symboles. Le passage de la République à l’Empire nécessite la création d’armoiries impériales, ainsi que la création d’objets symboliques destinés à établir une tradition auparavant inexistante. Napoléon, qui se veut rassembleur, décide d’associer aux symboles de son règne les images qui ont pu représenter auparavant la France, ainsi que les pouvoirs forts européens.

Vie de Napoléon - Consulat

Coup d’État

Arrivé dans la capitale, le général s’entretient avec Talleyrand, homme politique d’expérience et fin connaisseur des forces en jeu. Le schéma du coup d'État du 18 brumaire (9 novembre 1799) prévoit les opérations suivantes : Bonaparte aura le commandement en chef de l’armée pour le maintien de l’ordre dans Paris et dans les assemblées. On envisage de déplacer les assemblées au château de Saint-Cloud sous le prétexte d’un péril jacobin. En effet, depuis 1789, les assemblées se trouvent toujours sous la menace de la population parisienne.

26 novembre 2010

Vie de Napoléon - Jeunesse et formation militaire

Naissance de Napoléon


Napoléon Bonaparte naît à Ajaccio, le 15 août 1769, un an après le traité de Versailles par lequel Gênes cède l'île à la France. Il a pour nom de baptême Napoleone di Buonaparte (acte du 21 juillet 1771, mais sur son acte de mariage avec Joséphine de Beauharnais, il signa Napoleone Buonaparte). Issu d’une famille faisant partie de la noblesse de robe italo-corse dont la présence sur l'île est attestée depuis le XVIe siècle (Maison Bonaparte d’origine toscane[réf. nécessaire), il est le quatrième enfant (second des enfants survivants) de Carlo Maria Buonaparte, avocat au Conseil supérieur de l'île, et de Maria Letizia Ramolino. Son prénom, Napoleone (ou Nabulione selon la graphie corse), lui est donné en mémoire d'un oncle mort à Corte en 1767.



25 novembre 2010

Vie de Napoléon - Chronologie

1769  15 août. (mardi) Naissance de Napoléon Bonaparte à Ajaccio (île de Corse).

1779 Arrivée sur le continent. Collège d'Autun de janvier à mai où il y retrouve son frère Joseph, puis entrée à l'école militaire de Brienne le 5 mai.

1784 22 octobre. Entrée à l'école militaire de Paris.

1785 24 février. Mort de Charles Bonaparte, père du jeune Napoléon.

  28 septembre. Reçu 42ème sur 58 au concours d'admission, il reçoit le grade de lieutenant en second et rejoint le régiment de La Fère le 3 novembre.

1786 15 septembre. Obtient la permission de se rendre en Corse. Il y restera un an après avoir obtenu la prolongation de son congé pour raison de santé.

1788 15 juin. Il rejoint sa garnison à Auxonne.

1789 19 juillet. Il assiste à une émeute, à Auxonne. La révolution en marche l'ayant "singulièrement alarmé", il sollicite un nouveau congé le 9 août qui lui est accordé et retourne sur son île natale où il prône l'intégration de la Corse à la "nouvelle France".

1790 Juillet. Napoléon recontre Paoli, Chef indépendantiste corse rentré depuis peu d'exil. Le courant passe mal entre les deux hommes.

1791 Février. Retour à Auxonne. Affecté le 1er juin au 4ème Régiment d'Artillerie à Valence, il reçoit le grade de premier lieutenant. Fréquentant les jacobins de la cité, il ne cache pas son désir de voir la république proclamée. Il obtient un nouveau congé à l'occasion des élections de l'Assemblée législative qui se tiennent à Corté en septembre.

1792 Mai. Retour à Paris où il assiste aux insurrections des 20 juin et 10 août (prise d'assaut des Tuileries). Elevé au grade de capitaine en juillet, il repart en Corse en octobre.

1793 22 février. Napoléon se porte à la tête de volontaires corses et participe à une attaque contre la Sardaigne qui échouera.
Mars. Rupture définitive avec Paoli.

Mai. Après un bref séjour sur le continent, Napoléon débarque à Ajaccio avec l'armée républicaine afin de mettre un terme à la révolte des partisans de Paoli. Devant leur résistance acharnée et après avoir échappé à un attentat, il décide de rembarquer en emmenant sa famille.
29 juillet. Il publie "Le Souper de Beaucaire".
16 septembre. Napoléon reçoit le commandement de l'artillerie qui participe au siège de Toulon et reprend la ville aux Anglais le 19 décembre.
22 décembre. Il est promu général de brigade. Il a alors 24 ans.

1794 Février. Napoléon est nommé commandant de l'artillerie de l'armée d'Italie.

9 août. A la chute de Robespierre, il est mis aux arrêts comme robespierriste. Il proteste de son innocence et demande par écrit à être "entendu". Il le sera et échappera à la comparution devant le Comité de Salut public, autant dire à la guillotine !

1795 13 juin. Napoléon doit rejoindre l'armée de l'Ouest. Il conteste cette nouvelle affectation. La Vendée lui est épargnée et il se voit attribué un poste au bureau topographique du Comité de Salut public.

5 octobre. Il participe à la journée du 13 vendémiaire.
26 octobre. Il est promu général en chef de l'armée de l'Intérieur.

1796 2 mars. Il est promu général en chef de l'armée d'Italie.

9 mars. Il épouse civilement Joséphine de Beauharnais, veuve d'un général guillotiné sous la Terreur.
Avril. Campagne d'Italie. Victoires de Montenotte (12 avril), Millesimo (13 avril), Dego (15 avril), Mondovi (21 avril).
10 mai. Victoire de Lodi.
Août. Victoires de Lonato (3 Août), de Castiglione (5 août).
Septembre. Victoires de Roveredo (4 septembre), Bassano (8 septembre), Saint-Georges (15 septembre).
15-17 novembre. Victoire d'Arcole.

1797 14 janvier. Victoire de Rivoli.

2 février. Chute de Mantoue.
18 avril. Préliminaires de paix de Leoben avec les Autrichiens.
18 octobre. Paix de Campoformio.
26 octobre. Napoléon est nommé général en chef de l'armée d'Angleterre.

1798 12 avril. Napoléon reçoit le commandement de l'armée d'Orient.

19 mai. Départ de la flotte française depuis Toulon pour l'Egypte.
10 juin. Prise et occupation de Malte en Méditérranée.
1er juillet. Débarquement en Egypte, près d'Alexandrie. Victoires de Chébreiss (13 juillet). A la bataille des Pyramides (21 juillet), il aurait déclaré à ses soldats :
"Du haut de ses pyramides quarante siècles vous contemplent" et remporte la victoire.
25 juillet. Napoléon Bonaparte fait son entrée au Caire. Il réorganise l'administration de la ville après la fuite de ses dirigeants.
1er août. L'amiral Nelson attaque et détruit la flotte française qui stationnait dans la rade d'Aboukir.
Septembre. Refusant la présence française en Egypte, la Turquie après s'être alliée à l'Angleterre, la Russie et au royaume de Naples, déclare la guerre à la France.
Octobre à janvier. Conquête de la Haute-Egypte par le général Desaix.
21 Octobre. Révolte du Caire.

1799 Campagne de Syrie. Prise de El-Alrich (20 février) et de Jaffa (11 mars). Echec devant Saint-Jean d'Acre (mars-mai) Victoire du Mont-Thabor (16 avril) Evacuation de la Syrie.

22 août. Napoléon décide de regagner France, inquiet de la situation politique en France.
9 octobre. A bord de la frégate "La Muiron" il débarque à Saint-Raphaël et prend la direction de Paris.
16 octobre. Arrivée à Paris.
9, 10 et 11 novembre. Il participe en compagnie de Sieyès au Coup d'Etat dit du 18 Brumaire.
13 Décembre. (22 frimaire An VIII) Proclamation d'une nouvelle constitution Napoléon Bonaparte devient Premier consul assisté par deux autres consuls : Cambacérès et Lebrun.

1800 13 février. Création de la Banque de France.

17 février. Réorganisation administrative de la France. Création du Corps préfectoral.
19 février. Le Premier consul s'installe au palais des Tuileries.
20 mars. Kléber bat les turcs à Héliopolis.
6 Mai. Napoléon quitte Paris pour la seconde campagne d'Italie.
14 mai. Passage du Grand-Saint-Bernard.
14 juin. Victoire de Marengo. Mort de Desaix.
30 septembre. Sous l'impulsion du Premier consul, signature entre la France et les Etats-Unis de la Convention de Mortefontaine qui stipule dans son article premier : "Il y aura une paix ferme, inviolable et universelle, et une amitié vraie et sincère entre la République française et les États-Unis d’Amérique, ainsi qu’entre leurs pays, territoires, villes et places, et entre leurs citoyens et habitants, sans exception de personnes ni de lieux.[...]"
3 décembre. Moreau remporte la bataille de Hohenlinden contre les autrichiens.
24 décembre. Napoléon échappe à l'attentat dit de "La machine infernale" en se rendant à l'opéra. On déplore de nombreuses victimes.

1801 9 février. Paix de Lunéville entre la France et l'Autriche.

29 mars. Paix de Florence avec Naples.
16 juillet. Signature du Concordat. Rétablissement de la religion catholique. Le premier consul obtient du pape, le droit de nommer les évêques. L'Etat prend en charge le traitement des ecclésiastiques.
8 octobre. Signature du traité de paix à Paris, avec la Russie.
3 décembre. Début des préliminaires de paix avec l'Angleterre à Amiens. Joseph Bonaparte, frère du Premier consul est chargé des négociations.

1802 25 mars: Signature de la paix d'Amiens avec l'Angleterre, l'Espagne et la Hollande. La France est enfin en paix après bientôt dix années de guerre.

26 avril. Amnistie des émigrés par sénatus-consulte.
8 mai. Napoléon Bonaparte obtient par vote, l'assurance d'un second mandat de dix années ; ce qui lui assure son poste jusqu'en 1819.
19 mai. Création de la Légion d'honneur à la suite du vote du Corps législatif par cent soixante-six voix contre cent dix.
20 mai. Rétablissement de l'esclavage aux colonies.
25 juin. Paix entre la France et l'Empire ottoman.
2 août. Napoléon est nommé consul à vie après un vote qui lui donne 3.577.259 OUI contre 8.374 NON.
4 août. Constitution de l'an X
24 décembre. Création des chambres de commerces.

1803 30 avril : La Louisiane est cédée aux Etats-Unis contre 80 millions de francs.

16 mai. Embargo anglais contre les navires français et hollandais. La paix d'Amiens est rompue. Napoléon envisage une expédition punitive au coeur même de l'Angleterre et mobilise la flotte et l'armée de terre à Boulogne sur mer.
20 juin. Arrêté interdisant l'entrée en France de toutes marchandises en provenance d'Angleterre où de ses possessions.
1er décembre. Le livret ouvrier est institué.

1804 Février-mars. Découverte d'une conspiration royaliste fomentée par Cadoudal et où sont compromis Pichegru, Moreau, de Polignac, le marquis de Rivière entr'autres et visant au renversement de Bonaparte.

15 février. Arrestation de Moreau.
26 Février. Arrestation de Pichegru.
4 mars. Arrestation des frères Polignac et du marquis de Rivière.
9 mars. Cadoudal est arrêté place de l'Odéon, à Paris.
15 mars. Soupçonné d'être à l'origine de la conspiration, le duc d'Enghien, fils du dernier prince de Condé est enlevé à Ettenheim en pays de Bade.
20 mars. Il est amené au fort de Vincennes où il y est jugé par une commission militaire qui le condamne à mort. Il est exécuté à l'issue du procès dans les fossés du fort.
21 mars. Création du Code civil.
6 Avril : Pichegru est retrouvé mort étranglé dans sa cellule au Temple.
18 mai. Par sénatus-consulte, Napoléon Bonaparte est proclamé empereur des français sous le nom de Napoléon 1er. La constitution est modifiée.
19 mai. Dix-huit maréchaux d'Empire sont nommés.
25 mai. Début du procès de Cadoudal et de ses complices.
10 juin. Cadoudal et dix-neuf de ses complices sont condamnés à mort. Moreau écope de deux années de prison.
24 juin. Moreau obtient la grâce de l'Empereur qui l'exile aux Etats-Unis.
28 juin. Cadoudal est exécuté à Paris en compagnie de douze de ses complices. Sept autres sont graciés.
15 juillet. Les premières croix de la légion d'honneur sont décernées aux Invalides.
1er décembre. En prélude au sacre, le cardinal Fesch (oncle de Napoléon) marie religieusement Napoléon et Joséphine de Beauharnais.
2 décembre (dimanche). Sacre de Napoléon 1er en présence du pape Pie VII en la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Vie de Napoléon - L’Empire victorieux

En 1804 l’heure n’est donc pas encore aux vastes conquêtes, et, persuadé depuis longtemps que le seul moyen d’obtenir une paix définitive est de neutraliser le Royaume-Uni, Napoléon met au point, avec l’amiral Latouche-Tréville (qui mourra avant d’avoir pu l’exécuter), un plan visant à l’invasion du Royaume-Uni. Celui-ci échoue définitivement à la bataille de Trafalgar, où la flotte franco-espagnole commandée par l’amiral de Villeneuve est détruite par l’amiral Nelson. Le Royaume-Uni en tira la domination des mers pendant le siècle suivant.

Vie de Napoléon - Campagne de France et première abdication

Campagne de France et première abdication

En 1814 se forme une alliance entre le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande, l'Empire russe, le Royaume de Prusse et l’Empire d'Autriche. Malgré une série de victoires (batailles de Champaubert, Montmirail, etc.) remportées par Napoléon à la tête d’une armée de jeunes recrues inexpérimentées (les « Marie-Louise »), Paris tombe le 31 mars et les maréchaux forcent l'Empereur à abdiquer. L’intention de Napoléon était de le faire en faveur de son fils (Napoléon II), mais les puissances alliées exigent une abdication inconditionnelle, qu'il signe le 6 avril 1814.

Vie de Napoléon - 05.05.1821: Mort de Napoléon

Napoléon Bonaparte est mort le 5 mai 1821 à Longwood, sur l’île de Sainte-Hélène, à l'âge de 51 ans.

Circonstances de la mort de Napoléon:

Le 1er mai 1821, il s’était levé ; mais une faiblesse l’obligea à se faire recoucher. Il avait fait placer en face de son lit le buste de son fils, sur lequel il avait constamment les yeux fixés. Le 3 mai, les symptômes devinrent plus alarmants. Le 4 mai, on eut quelque espoir suite à une forte dose de calomel qu'on lui administra sur recommandation des médecins anglais. Mais l'effet qui en résulta fut extrêmement violent.
Durant la nuit du 4 au 5 mai, Napoléon était dans un état comateux. A peine conscient, il semble qu'il ait prononcé les mots « tête… armée…». Dès le matin, ses compagnons se réunirent à son chevet, se doutant bien que cette journée-là serait la dernière. Il expira le 5 mai 1821 à dix-sept heures quarante-neuf, étant âgé de cinquante et un ans, sept mois, vingt jours.
Le lendemain, le gouverneur de l'île, sir Hudson Lowe, vint en personne avec son état-major et le commissaire français, le marquis de Montchenu, constater officiellement le décès de "général Bonaparte". En sortant de Longwood, il a déclaré à son entourage : « Hé bien, Messieurs, c'était le plus grand ennemi de l'Angleterre et le mien aussi ; mais je lui pardonne tout. À la mort d'un si grand homme, on ne doit éprouver qu'une profonde douleur et de profonds regrets ».

Autopsie

D’après le désir qu’avait manifesté Napoléon, son corps fut ouvert afin de constater la cause physique de sa maladie, et de profiter dans la suite de ce document dans le cas où son fils serait attaqué de quelque incommodité offrant des analogies avec le mal qui était sur le point de l’emporter lui-même : car Napoléon était persuadé qu’il mourrait d’une maladie semblable à celle qui avait enlevé son père Charles Bonaparte, à savoir un cancer de l'estomac.
Son autopsie a cependant donné lieu à de nombreuses controverses depuis 1821 causées par les nombreux rapports, officiels et officieux, dont pas moins de trois, tous différents, pour le seul docteur Antommarchi.
Avant de refermer le cadavre, on en tira le cœur et l’estomac, que l’on renferma dans des coupes d’argent contenant de l’esprit de vin.
L’opération terminée, le corps fut revêtu de l’uniforme des chasseurs à cheval de la garde impériale, orné de tous les ordres que le défunt avait créés ou reçus pendant son règne, après quoi il fut placé sur le lit de fer qu’il avait coutume de faire porter à sa suite dans ses campagnes ; le manteau bleu brodé en argent qu’il portait à la bataille de Marengo lui servait de drap mortuaire.

Analyse contemporaine:

Le gouverneur britannique de l'ile a diagnostiqué une mort causée par un cancer de l'estomac. De nos jours, les circonstances de sa mort ont été largement sujettes à spéculations, depuis qu'en 1961 l'empoisonnement à l'arsenic a été évoqué par un toxicologue suédois.
 Un ulcère aggravé:  Un cancer à l'estomac
Une étude récente, publiée dans la revue Nature Clinical Practice Gastroenterology and Hepatology tente de prouver que Napoléon présentait une lésion gastrique tumorale compatible avec un cancer de l'estomac. Cette étude repose sur les descriptions faites par Antommarchi (médecin corse ayant pratiqué la nécropsie) dans son deuxième compte-rendu d'autopsie publié en 1825, quatre ans après l'autopsie. Or il a été récemment démontré que ce rapport d'autopsie plagie, en partie, un article médical publié en mai 1823 par le Dr Rullier dans la revue : Archives Générales de Médecine et intitulé "Note sur un petit engorgement cancéreux de l’estomac, extrêmement circonscrit, perforé à son centre, et suivi de l’épanchement des aliments dans l’abdomen". En plus d'être un plagiat le rapport de 1825 d'Antommarchi est un faux.
Antommarchi décrit entre autres des "glandes lymphatiques [...]le long des courbures de l’estomac [...]en partie tuméfiées, squirrheuses, quelques-unes même en suppuration" ainsi qu'un "lobe supérieur [pulmonaire] parsemé de tubercules et de quelques petites excavations tuberculeuses" ce qu'aucun autre témoin ne rapporta. Dans trois comptes rendus d'autopsie rédigés en mai 1821 par les médecins anglais présents, Antommarchi lui-même, et Thomas Reade ainsi que dans un compte rendu publié en 1823 par le Dr Henry, il n'est pas fait mention de ganglions intra-abdominaux susceptibles de correspondre à des métastases ganglionnaires, ni de métastases viscérales intra ou extra-abdominales, ni de tuberculose pulmonaire. Les poumons sont décrits comme normaux ce que confirmeront ultérieurement les témoignages des non médecins (Montholon, Bertrand, Ali) présents à l'autopsie. Au total, Napoléon est peut-être mort des suites d'un ulcère ou d'un cancer gastrique perforé-bouché par le foie mais l'absence d'examen histologique de la lésion, l'absence de métastases et les descriptions des lésions abdominales faites par d'autres qu'Antommarchi ne permettent aucune certitude diagnostique contrairement à ce qu'affirme l'article publié dans "Nature Clinical Practice Gastroenterology and Hepatology".

La thèse de l'empoisonnement à l'arsenic:

L'auteur Sten Forshufvud(en) proposa cette hypothèse vers 1955 en lisant les mémoires de Louis Marchand, le valet personnel de Napoléon, qui venaient d'être publiées par les descendants de celui-ci. Les symptômes décrits par Marchand ressemblaient à ceux qu’aurait causés un empoisonnement à l'arsenic.
Forshufvud obtint de sources différentes plusieurs mèches de cheveux présentées comme appartenant à Napoléon. En découpant les cheveux en petits segments et en analysant chaque segment, puis en se rapportant aux dates auxquelles ces cheveux auraient été recueillis, et en raccordant toutes ces données, il fit un histogramme indiquant l'évolution de la concentration d'arsenic dans l'organisme de Napoléon durant son exil. L'arsenic aurait affaibli Napoléon jusqu'au point où les traitements médicaux de l'époque, par exemple le calomel, l’auraient achevé.
Forshufvud rencontra une opposition ferme à cette thèse, mais en 1978 il s'associa avec Ben Weider, homme d'affaire canadien passioné par Napoléon. Ensemble ils publient Meurtre à Sainte-Hélène et font réaliser diverses analyses, notamment par les laboratoires de Harwelle, du FBI et de Scotland Yard, qui tous certifient la présence de taux anormalement élevés du toxique.
Elle n'en est pas moins sévèrement critiquée par quelques historiens français, notamment Thierry Lentz, pour qui Napoléon serait mort « de sa belle mort», voire « d’ennui », et qui fait publier avec Jean Tulard un ouvrage collectif Autour de l'empoisonnement de Napoléon où il émet des doutes sur la légitimité des échantillons de cheveux prélevés. Interviewés par ses soins et ayant pu relir leurs interviews, les docteurs Kintz et Fornès y déclarent ne jamais avoir parlé « d'assassinat » de Napoléon mais d'exposition à l'arsenic, ce qui n'est pas la même chose. En avril 2009, Thierry Lentz et Jacques Macé ont publié un ouvrage sur le sujet qui met à mal la théorie de "l'empoisonnement" de Napoléon (réf : Thierry Lentz et Jacques Macé, La mort de Napoléon. Mythe, légendes, mystères, éditions Perrin). En juin 2010, est paru un ouvrage qui inclut des rapports anglais inédits qui confirmant les accusations du docteur O'Meara envers le gouverneur de l'île, Hudson Lowe, de vouloir mettre un terme à la vie de l'illustre captif. Ces accusations coûteront au docteur irlandais d'être radié des services médicaux de la Royal Navy .

L'intoxication à l'arsenic:

Avec le financement de Ben Weider, une analyse fut réalisée par le Dr. Pascal Kintz, président de l’Association Internationale des Toxicologues de Médecine Légale, qui considéra en 2003 que l’Empereur avait été intoxiqué à l’arsenic, un produit dont il constata la présence en doses massives, non sur la surface comme cela avait été le cas dans les analyses précédentes, mais dans la médulla, le cœur des cheveux du souverain.
Deux ans plus tard, dans les laboratoires ChemTox de Strasbourg, trois séries d'investigations furent réalisées par le Dr. Kintz sur cinq mèches de cheveux divers, provenant toutes de différentes collections répandues de par le monde: 1) - Mesure globale de l'arsenic dans cinq mèches de cheveux par spectrophotométrie d'absorption atomique. 2) - Localisation anatomique de l'arsenic dans le cheveu par Nano-SIMS. 3) - Analyse minérale complète avec spéciation, méthode permettant de déterminer avec précision la nature du produit toxique, en l'occurrence de l'arsenic.
Avec ces nouvelles analyses, le Dr. Kintz approfondit son étude en déterminant une chronologie dans l’administration du toxique (dont les "pointes" étaient compatibles avec la symptomatologie observée et notée par les compagnons d'exil de l'Empereur), et l'indentifia comme l'arsenic minéral, le plus toxique, que l'on trouve sous forme de mort-aux-rats .
Les résultats de ces analyses furent exposés en détail par le Dr. Kintz le 2 juin 2005, à Illkirch-Graffenstaden près de Strasbourg. Dans sa Conclusion, le Dr. Kintz témoigne: « Dans tous les échantillons de cheveux de l’Empereur, l’ICP-MS a mis en évidence des concentrations massives, concentrations compatibles avec une intoxication chronique par de l’arsenic minéral très toxique. Nous sommes sans ambiguïté sur la piste d’une intoxication criminelle. »
Plus récemment, dans son article Trois séries d'analyse des cheveux de Napoléon confirment une exposition chronique à l'arsenic(24/01/2008), il ajoute: « Compte tenu de ces données scientifiques, nous pouvons conclure que Napoléon a bien été la victime d'une intoxication chronique à l'arsenic minéral, donc à la mort-aux-rats ».
Ces conclusions ont été soutenues par l’International Museum of Surgical Sciences et l’International College of Surgeons de Chicago (International Surgery nº 5, volume 92, sept.-oct. 2007).
Le 11 février 2008 l'Institut italien de physique nucléaire (INFN) des universités de Milan et Pavie conclut sur la base d'échantillons de cheveux conservés dans les musées napoléoniens de France et d'Italie ( musée Glauco-Lombardi de Parme, musée Napoléonien de Rome et musée du château de Malmaison), et mesurés par le réacteur nucléaire dédié à la recherche du centre italien, que le taux d'arsenic n'avait rien d'exceptionnel comparés aux taux observés dans les échantillons de Joséphine de Beauharnais et son fils le Roi de Rome. L'institut constate que la quantité d'arsenic observée sur ces échantillons est cent fois plus élevée que le niveau mesuré à notre époque, et observe que « L'environnement dans lequel vivaient les gens au début du XIXe siècle conduisait à l'évidence à l'ingestion de quantités d'arsenic que nous considérerions aujourd'hui comme dangereuses ».

Insuffisances et intoxications rénales:

Le médecin danois Arne Soerensen a émis l'idée que Napoléon soit mort de ses problèmes urinaires et rénaux, dans son ouvrage Napoleons nyrer (Les reins de Napoléon, éditions Hovedland).

Vie de Napoléon - Exil à Sainte-Hélène et mort

Exil à Sainte-Hélène et mort

Napoléon à Sainte-Hélène.
Napoléon est déporté et emprisonné par les Britanniques sur l’île Sainte-Hélène, commandée d'abord par l'amiral Cockburn puis par Sir Hudson Lowe. L'Empereur est accompagné d'une petite troupe de fidèles, parmi lesquels le grand maréchal du palais Bertrand, le comte de Las Cases, le général Montholon, et le général Gourgaud. Il se consacre à l’écriture de ses mémoires qu'il dicte à Las Cases. Il essaye aussi d’apprendre l’anglais ; il reçoit plusieurs visiteurs de passage à Sainte-Hélène, qui est alors une escale importante pour tout navire contournant l'Afrique. Une fois installé à Longwood, il évite de sortir car Lowe a donné l’ordre que l’empereur doit être partout sous garde.